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Une majorité de magasins non-alimentaires a rouvert le 11 mai après huit semaines de fermeture totale sauf dans les plus grands centres commerciaux et certaines activités (cinéma, salle de sport, restauration…).


Pour les enseignes Procos (*), le chiffre d’affaires des magasins à surface égale a connu une reprise variable selon les activités. Les magasins de certains secteurs ont connu une réouverture assez dynamique, tels que l’équipement de la maison, le sport, la jardinerie, le jouet, le textile enfant et la coiffure. D’autres secteurs ont continué à réaliser des chiffres d’affaires très négatifs au regard de la même période l’an passé. C’est le cas pour la bijouterie, la parfumerie, le textile homme et femme, le cadeau et l’alimentaire spécialisé, par exemple.


La fréquentation des magasins reste faible et se situe entre - 30 et  - 40 % de la fréquentation habituelle. Les secteurs réalisant une bonne activité profitent d’une clientèle qui se déplace avec pour objectif d’acheter et les paniers moyens sont bons. De plus, la reprise a profité d’une météo favorable.


Durant cette période de réouverture, l’évolution cumulée des chiffres d’affaires des magasins ouverts est positive à + 6 %. Par contre, lorsque les chiffres des magasins fermés sont intégrés dans le calcul, l’évolution globale des chiffres d’affaires reste négative à - 4,5 %.

Sur le mois de mai, l’activité des magasins reste tout de même très négative à - 32,3 % (avec l’intégration des chiffres des magasins encore fermés - 22,8 % si l’on ne prend en compte que les magasins ouverts). Un mois donc très négatif malgré la réouverture.


Le chiffre d’affaires des enseignes sur le web a connu une très forte croissance pendant la période + 135 % au mois de mai. Mais, cette croissance ne pèse que sur 15 % du chiffre d’affaires total des enseignes.

L’activité cumulée des enseignes depuis le début de l’année 2020 fait état d’une baisse de chiffre d’affaires magasins à surface égale de - 35,8 %.

Si l’on exclut les magasins fermés, la baisse est tout de même de - 28,6 %. 70 % des enseignes accusent une baisse d’activité supérieure à - 30 %.

Les ventes sur le web ont connu une hausse de + 50 % pendant la période.

On constate malheureusement que le chemin vers un retour à une situation rassurante est encore très long. Le risque provient principalement de la faiblesse de la fréquentation des points de vente, une situation qui n’est pas toujours perceptible dans la mesure où les conséquences des mesures de distanciation (files d’attente…) laissent penser que la fréquentation de certains magasins est forte.  
Notons par ailleurs que le chiffre d’affaires est souvent réalisé à l’aide de promotions déjà fréquentes alors même que les soldes ne commenceront que le 15 juillet Mais, l’état des stocks oblige de nombreux acteurs à activer la dynamisation des ventes aux dépens de la marge.


Le bilan de ce mois de mai et de ces cinq premiers mois de 2020 montre combien le secteur est touché et fragilisé, que les coûts d’exploitation dont les loyers doivent être réduits au maximum et que l’Etat doit accompagner la relance de la consommation avec la mise en place d’un « Plan commerce » à la fois pour permettre aux enseignes non-alimentaires de survivre à la crise et à tous les autres acteurs d’être en capacité de mettre en place leur transformation impérative. Des enseignes fragilisées ne pourront le faire seules.  
 
(*) 50 enseignes interrogées sur leur performance dans 50 pôles de références situés dans 15 agglomérations