Presse

L’activité des magasins à surface égale du panel Procos (*) au mois de mai se termine en moyenne à + 2,1 %. Rappelons toutefois que cela fait suite à un début d’année 2018 très dégradé (- 4,8% en mai 2018).

L’activité du mois confirme les difficultés rencontrées par les centres commerciaux de centres-villes (- 2,5 %) alors que toutes les autres implantations connaissent un mois positif.
A noter la très bonne dynamique des centres commerciaux de périphérie (+ 5,6 %).

De très importantes différences sectorielles

Certains secteurs (sport, optique, loisir, restauration) ont connu un mois très dynamique. L’équipement de la maison réalise des performances moyennes en léger négatif (- 0,55 %).
L’équipement de la personne (- 2,05 %) termine le mois avec une activité en demi-teinte, contrariée par une météo capricieuse en début de mois. Dans ce secteur, les acteurs réalisent des performances très disparates résultant des stratégies commerciales (défense de la marge ou agressivité prix).

L’activité cadeau (très sensible aux flux et à l’état d’esprit des consommateurs) connaît un mois très difficile (- 6,6 %).

Janvier – mai 2019 : une activité légèrement négative (-0,6 %) très pénalisée par le mois d’avril.


De janvier à mai 2019, l’activité cumulée du Panel Procos du commerce spécialisé est légèrement négative à - 0,6 % contre – 2,7 % sur la même période en 2018. Un début d’année fortement pénalisée par un mois d’avril calamiteux (- 4,8 %).

Les centres commerciaux de centre-ville rencontrent d’importantes difficultés sur la période (- 3,2 %) alors que d’autres polarités commerciales concluent la période autour de 0.

De nombreux centres-villes très impactés par les actions des Gilets jaunes

L’observatoire de la fréquentation des magasins Procos/Stackr (**) permet d’appréhender l’évolution des entrées dans les points de vente.

L’analyse des entrées magasins en centre-ville sur le début 2019 montre clairement l’impact très fort dans les centres-villes régulièrement touchés par les actions des Gilets jaunes.

Les samedis sont impactés même lors des week-ends sans manifestation. Une partie des consommateurs a choisi de ne plus prendre le risque de se déplacer et a revu son comportement, au profit de la périphérie notamment.

Certains consommateurs préfèrent se déplacer les autres jours, et plus particulièrement les lundis et vendredis.

Toutefois, si le commerce de certaines villes (Montpellier, Rouen, Nantes, Caen) semble bénéficier de reports assez conséquents sur les lundis et vendredis, d’autres villes, telles que Toulouse, Bordeaux, Lyon, Paris ne constatent que des reports très partiels. Notons que les reports vers les dimanches sont faibles.

L’impact sur le samedi est considérable. Par exemple, à Toulouse, le poids du samedi dans la fréquentation de la semaine est passé de 28,2 % en 2018 à 23,2 % seulement en 2019. A Rouen, il est passé de 31,4 % à 26,6 %, Bordeaux, de 26,6 % à 20,1 %…

Rappelons que, bien entendu, les reports partiels sur les autres jours ne compensent pas les baisses de chiffres d’affaires du samedi. En effet, le samedi représente entre 27 et 32 % des flux, alors que les autres jours de la semaine ne comptabilisent que 10 à 16 % de la fréquentation des points de vente, le dimanche 3 %.

(*) 50 enseignes interrogées sur leur performance dans 50 pôles de références situés dans15 agglomérations
(**) L’observatoire de fréquentation des commerces Procos/Stackr cumule les données captées en permanence dans 13.000 points de vente sur 1.800 sites de commerce (centres commerciaux, rues…)

 

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