Fiscalité du commerce, Grand Débat National, donner du sens au projet local

 Image Emmanuel

Par Emmanuel LE ROCH,

Délégué Général de Procos

 

 

 

 

Après une fin d’année 2018 compliquée pour le commerce, que sera 2019 ? Nul ne le sait. Les soldes n’auront pas permis de rattraper les pertes de novembre et décembre mais souhaitons que 2019 apporte plus d’optimisme grâce aux décisions favorables au pouvoir d’achat et à des indicateurs économiques plutôt positifs.

Redonner de la confiance, inscrire progressivement l’état d’esprit des Français dans une dynamique positive et de retour à une foi en l’avenir sont les objectifs des prochains mois.

Le Grand Débat National engagé permettra-t-il de faire un pas dans cette direction ? Souhaitons-le !

Au-delà des sujets et débats nationaux, il paraît nécessaire que cette confiance soit rétablie au niveau local, dans la vie des gens, quel que soit leur lieu de vie. Par son implantation sur tous les territoires, le commerce a un rôle important à jouer dans la qualité de vie au quotidien.

Il faut donc assurer les conditions pour une présence durable des magasins dans les différentes formes de territoire.

C’est la raison pour laquelle Procos demande que la fiscalité du commerce soit mise à plat dans l’urgence pour alléger celle portant sur le magasin (lire la tribune cosignée par le président de Procos, François FEIJOO, associé dans la démarche au CNCC et à l’Alliance du Commerce en cliquant ici).

Le commerce est une indéniable composante du tissu local, de la vie des gens, assurons donc les conditions de son maintien dans les territoires.

Dans le grand débat actuel sur les aspirations des Français, la société de demain, le commerce doit être une préoccupation. Les décisions qui seront prises auront des incidences sur la relation entre la ville et le commerce selon que l’on tiendra compte ou non des externalités, des conséquences territoriales et des impacts des différents canaux de vente sur ce qui « fait société » ! (lire l’article Grand Débat National : le commerce, un acteur majeur de la vie en société dans tous les territoires en cliquant ici).

Fracture territoriale, sentiment d’abandon, ces perceptions ne font que se développer lorsque des magasins,quels qu’ils soient, sont contraints à la fermeture. Faisons en sorte d’en réduire la probabilité.

De même, les lieux de vie dynamiques et agréables sans présence de commerces sont rares, l’enjeu pour demain est donc de travailler à la meilleure intégration de celui-ci dans toutes les formes de la ville, le centre bien entendu, mais également les quartiers et la périphérie. C’est à cela qu’il faut travailler en écoutant les gens, avec pragmatisme, localement, et non dans l’application des règles de telle ou telle école de pensée qui ne mène qu’à dupliquer partout des approches inadaptées à l’histoire locale, à l’organisation des territoires, à la vraie vie et aux aspirations de la population.