| Le groupe Vivarte rassemble les enseignes
: André, La Halle O Chaussures, San Marina, Chaussland,
Orcade, Minelli, Besson, Caroll, Kokaï, La Halle !, Parti
Prix,...
Un constat s'impose : l'international, tout le monde en parle
mais les succès confirmés sont rares, malgré
les tentatives, nombreuses et répétées.
Toutes les stratégies ont été essayées
: chez les " généralistes ", Wall
Mart a utilisé le cash flow, Carrefour s'est frotté
à une mondialisation très rapide, Casino a joué
au suiveur prudent, à la différence d'Auchan,
le testeur
La meilleure démarche semble être
celle d'Ahold qui évoluant sur un marché domestique
restreint (la Hollande) s'est développé au USA
en procédant par acquisition. Chez les spécialistes,
deux systèmes " s'affrontent " : le système
" dur ", qui est aussi le système dominant,
symbolisé par McDonald's qui procède par intégration,
avec un droit d'entrée très élevé,
où un système plus souple, basé sur un
savoir faire et un développement plus rapide. Mais
les deux rencontrent des difficultés
Alors, petite check-list selon Georges Plassat des questions
à se poser avant de boucler les valises :
Qu'est-ce
que l'international ?
Un autre monde bien sûr, ce qui sous-entend aussi, d'autres
langues, d'autres schémas d'urbanismes, d'autres monnaies,
d'autres logiques immobilières, d'autres relations
à la consommation, d'autres législations, d'autres
maturités économiques
le développement
international implique d'abandonner absolument tous ses repaires
quotidiens, en n'oubliant jamais qu' " on n'est jamais
chez soi". Une enseigne étrangère peut
à tout moment être rejetée par le consommateur
local. La xénophobie liée aux enseignes, bien
plus qu'aux marques, est toujours latente.
L'international recouvre aussi trois dimensions : une dimension
régionale (par exemple l'Europe du sud), sans doute
plus facile à appréhender, mais de plus en plus,
le développement se joue sur une échelle continentale,
voire mondiale (Carrefour).
Qu'exporte-t-on
?
Un produit, un format/concept, une marque ?
Quelle
formule de développement adopter ?
La franchise, l'affiliation, le succursalisme ?
Et
pourquoi se lancer dans l'aventure ?
Certains diront qu'il s'agit de capter un marché qui
s'ouvre, de diversifier les risques, d'utiliser son cash flow,
de tester sa capacité à valoriser un concept
Georges Plassat n'y croit pas. Pour lui, les motivations sont
de deux ordres : une pression du marché, notamment
pour les sociétés cotées en bourse mais,
surtout, surtout, le développement est guidé
par l'ambition des hommes. Les dirigeants rêvent de
nouvelles aventures, de voyages, bref, de se faire plaisir
Qu'est-ce
qu'il ne faut pas faire ?
Suivre, se laisser entraîner, partir sans base domestique
puissante ; se limiter aux bases de données : pour
se doter d'une vraie sensation de marché, il faut le
vivre soi-même ; photocopier le modèle de base,
coloniser les équipes locales ; piloter les affaires
à distance ; se disperser, partir tout azimut ; s'imposer
un timing inadapté, ne pas ménager ses équipes,
s'obstiner
Reste que pour Georges Plassat, si le développement
à l'international est un rêve de dirigeant, c'est
aussi un rêve important à vivre, et qu'il résume
dans un clin d'il : Si tu avances, tu meurs ; Si tu
recules, tu meurs ; Alors, pourquoi reculer ?
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